21 février 2013    Non classé

Publié par c.alix

Si nous devions choisir une nationalité au design, certains penseraient sans doute à l’Italie ! Depuis très longtemps, les éditeurs, architectes et designers italiens fascinent le monde. Leurs styles, imprégnés de méthodologie et de références histor

cialis for sale

iques, ont su faire leurs preuves. Joe Colombo, Ettore Sottsass, Achille Castiglioni, Gio Ponti… La liste est longue.
Grâce à leur pensée visionnaire, les frères Castiglioni ont su se démarquer à l’époque. Excellant dans l’art du détournement, c’est ainsi qu’ils ont créé dans les années 50 le tabouret Sella, constitué d’une selle de vélo, ou bien le tabouret Mezzadro , conçu à partir de l’assise d’une chaise de tracteur. Minimalistes, au design intemporel et basés sur la fonction même de l’objet, ce sont tant de chefs d’oeuvres devenus aujourd’hui icônes.
Et cette créativité « made in Italy » fait toujours recette aujourd’hui.
Francesco Fazio symbolise la nouvelle vague des jeunes designers italiens résolument moderne. Sa Chaise longue silhouette et son double fauteuil papillon en témoigne. Dans un style très élégant et d’une apparence légère et mince, les deux assises ne sont pour autant dénuées de techniques, avec des matériaux robustes et fiables. Les couleurs utilisées et l’aspect brillant attestent de la sophistication et de la modernité, très encrée dans le design italien. Et nous pourrions citer d’autres jeunes talents comme Yoann Henry Yvon, gradé à l’Instituto Europeo di design de Milan, et faisant ses preuves dans le domaine du mobilier de jardin innovant, futuriste et très intelligent. Davide Groppi, lui, s’est orienté vers l’univers du luminaire, avec des suspensions minimalistes, légères et pures. Et avec le nombre d’écoles enseignant le design en Italie, la relève est assuré.

Et le design italien est partout et pour tous ! A milan, c’est simple, il suffit d’aller airer, de se laisser porter dans les rues et sans même vous en rendre compte vous vous trouverez face à face avec le design. Prenons l’exemple des vitrines du show-room UNIFOR où le grand alphabet de michele Reginaldi était exposé dernièrement. On les voient de loin, sur le trottoir d’en face, ses 154 sculptures de papier pliées et collées aux couleurs vives. Si on est curieux on traverse, on observe, parfois même sans savoir qu’il s’agit d’une oeuvre de designer. En voilà un, un exemple de design accessible à tous.
Un autre ? on continue alors. Tout près du duomo, inévitable de passer à coté de ses imposantes galeries de la Rinascente. De l’extérieur, des mises en scènes audacieuses renouvelées toutes les deux semaines en moyenne, à l’intérieur en empruntant l’escalator pour descendre au -1 des tas d’objets en tout genre, luminaires, chaises, vaisselles et j’en passe. Un peu comme le coeur du design rassemblé en un étage : alessi, kartel, foscarini… Assez dit pour les vitrines passons aux musées. Il n’y a qu’à traverser la place pour arriver au musée del noveciento ou des grand nom tels que italo rota ou encore fabio fornasari figurent. Des expositions, des conférences autour du design notamment, et oui il est plus facile qu’on pourrait l’imaginer de trouver du design à chaque coin de rue à milan. Excelior, triennale, fiera, forma, fabbrica del vapore, PAC, autant de lieux qui amènent au design, il ne vous reste plus qu’à choisir l’endroit où bon vous semblera ! Bus, métro, tram, passante, bike me vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas le choix. Des mesures de développement durable sont entreprises malgrès les apparences trompeuses que peuvent parfois laisser penser le brouhaha incessant des voitures ou encore les façades grisonnantes de Milan abîmées par la pollution. En plus des transports en communs des mesures sont mise en place comme le tri sélectif (présent dans les immeubles et même dans les universités) ou encore les journées anti-pollution. Le dimanche matin les rue sont désertes, les cui-cui des oiseaux reprennent du service, seulement les bus et les taxis assurent le réseau.

En résumé, qu’il se retourne sur son passé où regarde vers l’avenir, le design Italien est toujours en perpétuel mouvement, à la pointe des nouvelles tendances et technologies. Souvent sur le devant de la scène, nous lui assurons un bel avenir.
Achille CastiglioniChaise Lounge SilhouetteReginaldi alla UNIFOR

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19 février 2013    Alimentation   Architecture   Communication   Design For All   espace   habitat   Histoire   international 2nd cycle   Meuble   Mobilier   PFE   Produit   Projets Ecole   promo   sustainability   Transports

Publié par m.legal

Les Pays-Bas: Wonen

ZwolleAmsterdamZwolle

L’université de Windesheim, basée aux Pays Bas nous a ouvert ses portes durant cinq mois, ce qui nous a permis d’être immergées dans une nouvelle culture, riche en échanges et avec un autre approche de notre métier de créatives. La vision que nous avions du design hollandais est très proche de la réalité. Un design frais, jeune, épuré et brut.

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19 février 2013    Graphisme

Publié par c.baribeaud

Monoprix & Graphisme, ça vous évoque quoi ?

MONOPRIX & GRAPHISME, ça vous évoque quoi ?

Produits monoprix

‘‘ Papier toilette double épaisseur, serpentins pour les fesses.
Haricots blanc, on a tous un coté fayot.
Boudins noirs aux oignons, à poêle le boudin.
Chips ondulées extra-craquantes, ondulées même par temps sec. ‘‘
Autant de messages pour ‘‘dire non au quotidien quotidien’’.
Abris de bus, métro, Beaubourg…

Plus rien n’arrête Monoprix pour remettre à jour son nouveau branding

Monoprix innove et décline une nouvelle ligne graphique pour ses articles de grande consommation.
Les tomates, le lait et les oeufs des concurrents n’ont qu’a bien se tenir !

Des couleurs franches, souvent complémentaires, une typo en capitales massive et sans empattement, le tout équilibré par ces rectangles en arrière plan.
Voilà la nouvelle marque de fabrique Monoprix.

Stop aux emballages moches, les marques de la gamme « éco » ont elles aussi droit à un emballage « beau » et pourquoi pas empli de sens.
Monoprix repose sa campagne sur de nombreuses références.
En effet, Pop Art, Minimalisme et Art contemporain sont de rigueur.

La totalité des 2000 références (qui seront aux nouvelles couleurs de Monoprix d’ici fin 2011) n’est pas sans rappeler la célèbre conserve ‘‘ Campbells ’’ d’Andy Warhol des années 1960-1970 qui dénonçait le consumérisme de l’époque.
(Plutôt cohérent comme clin d’oeil pour des produits de 1er choix, donc de 1er prix, et en plus de grande consommation).

Conserve Campbell's vs Monoprix

Le nom du produit mis en évidence (Tomato soup / Tomates entières)
Un code couleur similaire (Blanc, Rouge / Blanc, Rouge, Vert)
Une structure identique (Bandes horizontales)

Comme le disait l’architecte Mies Van der Rohe ‘‘ Less is More ’’.
Élaborer un concept simple pour pouvoir communiquer mieux et plus efficacement.
Il est de l’ordre de faire du léger et de l’agréable avec du banal et du quotidien.
Le client habitué reconnaît d’un coup d’oeil le produit de la marque grâce à une identité forte, de ce fait il va à l’essentiel et
il le fait rapidement, c’est simple, il gagne du temps et tout le monde se voit satisfait. Les clients se fidélisent et chacun y trouve son compte, consommateurs, graphistes et commerciaux.
Certains rabats-joies laissent entendre que Monoprix s’adresse à l’élite avec cette campagne aux références certaines au Pop Art et à l’Art contemporain, de ce fait l’enseigne ciblerai une clientèle plus ou moins aisée et donc sous entendue cultivée, elle ne se verrait alors pas accessible à toutes et à tous. L’art contemporain demanderait explication, effort d’imagination et d’interprétation. Des questions reviennent et déchaînent les esprits contestataires :
Il faut être cultivé pour venir faire ses courses à Monop’ et la marque se veut de grande distribution ?
On aurait envie de dire au final peu importe, la campagne fait parler d’elle, suscite de nombreuses réflexions et même certains débats. Ils y a des contents, certains mécontents, ceux à qui peu leur importe, qui passent à coté et qui l’oublie deux pas après l’avoir vue.

En guise de mémo un micro-trottoir à été réalisé à propos de cette nouvelle ligne graphique pour interroger les passants et leurs avis sur cette nouvelle campagne. Spécialiste ou non chacun a su manifester à sa propre manière une réaction qu’il ou qu’elle soit de classe sociale aisée ou non. Certains rigolent, d’autre esquissent un sourire, un tel reste songeur, une telle pour surenchérir raconte à son tour une blague. Bref, personne ne reste sans réaction. Qu’ils aient ou non reçus les ‘‘ondes Warholiennes’’, aucun n’est resté indifférent (http://www.youtube.com/watch?v=49BGVQINM-4).
Alors pour faire taire les plus réticents, si la campagne génère de nombreux avis et qu’on en parle c’est qu’elle fonctionne non?
En tout cas elle fait parler d’elle, c’est son but premier.

La campagne de Monoprix se veut ‘‘moderne’’ et ‘‘changeante’’
selon certains propos recueillis, mais loin d’être innovante.

packagings conccurents

On peut rapidement la rapprocher de certaines marques telles que Delo et ses packagings pour eau aromatisée ou encore waitrose et ses conditionnements d’ingrédients de cuisine.
Basée sur le même principe, On retrouve une typographie massive, des aplats de couleurs et enfin un jeu de mots accrocheur pour venir exposé le produit et faire sourire le client lassé qui vient accomplir une tâche ménagère qui est, pour ne pas la citer, celle de venir faire ces courses.

Ce principe graphique bien que répandu à l’étranger (Delo, Waitrose, Beauty Engineered for Ever, Chocolate factory) reste néanmoins discret en France et Monoprix a su renversé ses codes conventionnels et affronté les nombreux feedback liés à cette campagne.

En parlant de graphisme innovant, ne dit on pas que nous recréons perpétuellement ce qui a déjà été créé?
Rappelez vous le mouvement de Stijl (couleurs, aplats, formes géométriques)…

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19 février 2013    Communication   Graphisme   Identité   Logotype   Marque   société

Publié par r.tesson

Logotypes : Refonte de jouvence

Avant de parler de refonte, il faut savoir ce qu’est un logotype. Pour certains stratégie de communication, pour d’autres un simple symbole apposé sur un produit, le logotype est le premier outil de communication d’une marque. Il permet de la différencier et donc de l’identifier.

Logotypes: Warner bross pictures, Total, Suzuki, Nintendo, Nike, Häagen Dazs, Lucky Strike, 007, Coca Cola, Hard Rock Café.

En règle générale, le logotype est l’association d’une police de caractère avec laquelle est écrit le nom de la marque, ainsi que d’un symbole qui, de part ses formes et ses couleurs, devra transmettre les valeurs de la marque, et qui par la suite peut fonctionner seul. Le court métrage Logorama est un bon exemple pour comprendre à quel point les logos nous atteignent et sont encrés dans notre mémoire, si bien qu’ils peuvent se passer du nom de la marque et rester identifiables.

Pour ce qui est de la refonte, il faudra bien entendu déjà posséder un logotype, ça va de soit. En général lorsqu’une société procède à une refonte, l’ancien logo est présent depuis plusieurs années et les clients identifient la marque grâce à ce logo.
Donc pourquoi changer de logo, au risque de ne plus être reconnu par ses clients ?
La raison qui revient le plus souvent est de moderniser une image de marque. Lorsqu’ils sont réalisés, les logos sont souvent influencés par le style graphique qui est en vogue. De même, le Graphisme étant en mouvement perpétuel, il est donc préférable de suivre ce mouvement et de ne pas être «dépassé» au risque d’être considéré comme une marque vieillissante et hors de son temps. Presque toutes les marques ont fait évoluer radicalement leur logo, les quelques contre-exemples seraient COCA COLA qui a essayé d’évoluer en COKE, mais qui a échoué et est redevenu sur ses pas ou encore NIKE qui n’a pas retouché à son Swoosh depuis sa création. Dans ces cas précis, les marques sont tellement présentes dans notre société de consommation, que le moindre changement serait très mal accueilli par les clients et pourrait avoir d’énorme répercussions économiques.

Voici quelques cas récents de société ayant fait évoluer leur logo pour rester dans la course :

Refontes récentes (2010 - 2011)

Il est intéressant de voir que certaines marques parviennent à renouveler leur image tandis que d’autre échouent. Pour en relever les raisons, je prends deux exemples, GOOGLE CHROME et GAP. Je ne présente pas GAP dans les refontes récentes car ce fût un échec à tel point qu’ils ont du garder leur ancien logotype et donc abandonner toute refonte.

GOOGLE CHROME a donc récemment procédé à un changement de logotype. Changement timide, car le symbole auparavant en relief est devenu un symbole à plat. Timide mais intelligent, car en procédant de cette manière, il reste clairement identifiable par les utilisateurs tout en participant au renouveau du web. GOOGLE CHROME explique ce changement par une volonté de mieux correspondre à leurs perception d’internet : simple, efficace et accessible. Il ne se sont pas embarrassé d’explications douteuses sur leur nouvelle image, et la stratégie a clairement été bonne car il n’y a pas plus a expliqué si ce n’est les valeurs que le nouveau logo transmet. Bien qu’il paraît assez évident que la raison première de ce changement est de ne pas se «démoder». En effet, les sites internet sont clairement en pleine évolution depuis quelques temps. L’effet glossi du web 2.0 tend à disparaître au profit de la simplicité. GOOGLE CHROME, en tant qu’acteur majeur de la toile, n’a d’autre choix que de suivre ce mouvement par peur d’être considéré comme une marque vieillissante. Le changement a bien été vécu par tout le monde, et GOOGLE CHROME n’a pas rencontré de détracteurs.

logo-google-chrome

Refonte du logotype GOOGLE CHROME

Ce qui n’est pas le cas de toute les marques. Je prend en contre exemple, la refonte du logo GAP, qui ne s’est pas déroulée comme prévu. Après vingt ans de loyaux services, le logo de la marque se voyait remplacé par un nouveau logo sensé s’ajuster aux évolutions de la marque et des vêtements que celle-ci commercialise. Contrairement à GOOGLE CHROME, la rupture entre l’ancien et le nouveau logo de GAP est énorme. Le nom de la marque est écrit en Helvetica noire sur fond blanc, habillé d’un petit carré bleu dégradé qui permet de faire le lien visuel avec l’ancien logo. L’agence Lairds and Partners qui a créé le logo a donné une image très décalée de l’univers du textile à la marque. En effet les codes utilisés dans ce logotype ont des connotations très «corporate». Ce logo pourrait complètement être celui d’une banque, ou encore d’une web agency. Ce qui prouve qu’il ne représente en rien une marque de vêtements. Au vue de la campagne créé par cette même agence, c’est à croire qu’ils voulaient à tout prix utiliser de l’Helvetica pour GAP. Au final, la marque a essayé de lancer un concours sur le web pour que les fans proposent leurs logos. Ce qui n’a fait qu’aggraver la situation, car la communauté d’internautes a crié au complot. En effet, la refonte décriée par les fans a tellement fait parler d’elle dans les médias et sur la toile que tout le monde a cru au «coup de pub» et à de la mise en scène. Donc il est clair que de voir GAP lancer un concours peut paraître légèrement promotionnel, ce qui aurait permis de moderniser son image en créant l’échange avec les fans. Finalement, au bout d’une semaine de communication via internet, l’ancien logo aura repris sa place comme si de rien n’était. Toute cette histoire qui ressemble à un fiasco total aura au moins eu le mérite de faire parler de la marque.

logos-gap

Tentative de refonte du logotype GAP

gapzip

Campagne de pub GAP par l’agence Lairds and Partners

Comme ces deux cas en témoignent, la refonte d’un logo peut s’avérer payante mais elle peut également générer une catastrophe. Parfois lorsque la notoriété de la marque est élevée, le risque d’effectuer un changement d’image n’est pas à prendre. Un vieux logotype témoignant d’une marque ancienne, peut aussi devenir un gage de qualité.

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13 décembre 2012    Produit   Projets Ecole

Publié par au.naslin

Voyage d’étude à Windesheim

En avril dernier, nous avons accueilli en atelier un groupe d’étudiants de l’École d’Ingénierie et de Design de Windesheim, à Zwolle, aux Pays-Bas, venus travailler avec nos apprentis en première année de BTS Design de produit. C’était donc notre tour de nous déplacer : quatorze apprentis, accompagnés de David Balkwill, responsable de leur filière, ont pris une succession de trains vers l’Est pour atteindre leur destination au crépuscule. Nous y avons été accueillis par certains des étudiants qui nous avaient rendu visite à Nantes, lesquels nous ont emmenés en bus jusqu’aux bungalows du très agréable camping où nous allions passer la semaine. Ils avaient eu la gentillesse de commander des pizzas pour nous tous, et de prévoir un petit déjeuner pour notre première matinée, sachant que nous n’aurions pas eu le temps de nous ravitailler.

Des vélos avaient été loués pour la semaine, aussi avons-nous pédalé chaque matin pour rejoindre la ville, bien en sécurité sur l’admirable réseau de pistes cyclables sillonné par de nombreux habitants du coin. Le vélo fait si bien partie de leur quotidien que tout est organisé autour de ce moyen de transport : nous n’avons vu presque aucun véhicule motorisé en ville.

Le département design de produit de l’Université a récemment emménagé dans un vieux bâtiment biscornu du centre-ville. Tout semble se trouver deux étages plus haut ou plus bas – et les marches sont raides –, en contraste avec le paysage environnant, plat à perte de vue. Nous avons passé la semaine à travailler avec les étudiants de troisième année dans leur studio de design sous les toits. Comme ils sont les seuls à utiliser cet espace, les travaux en cours pouvaient être laissés en l’état à la fin de chaque session.

C’est Ton Horsten, directeur du département design de produit, qui nous a accueillis, bientôt rejoint par Peter van de Graaf, conférencier invité en design de produit. David avait préparé un rapide exercice de design et de construction pour s’échauffer et former les groupes pour la semaine, puis nous avons entamé l’atelier principal, centré autour d’une problématique environnementale : comment encourager les consommateurs à faire recycler leurs graisses culinaires plutôt que de les jeter. Les graisses et les huiles constituent un problème majeur pour nos égouts et nos stations d’épuration, aussi avons-nous réfléchi à des idées de produits, de packagings ou de messages destinés à responsabiliser davantage les consommateurs. À la fin de la semaine, les étudiants se sont livrés à des « exposés minute » afin de vendre leurs concepts. Au terme d’un vote minutieux, quatre groupes se sont vus accorder vingt minutes supplémentaires pour présenter leurs projets, lesquels seront soumis à un fabricant de friteuses hollandais. Les trois groupes restants ont bénéficié d’un retour individuel sur leurs projets par les conférenciers concernés. Le processus de sélection nous a paru étonnamment dur, mais il a très bien fonctionné et a permis une excellente gestion du temps.

Nous avons visité trois sites au cours de la semaine, d’abord celui d’une usine de moulages en plastique spécialisée dans la fabrication de caisses de bière ; cela peut sembler un peu trivial, mais beaucoup de nos apprentis n’avaient encore jamais vu le processus d’injection dans un moule pour de si grosses pièces et dans des moules si sophistiqués. Puis nous sommes allés visiter l’une des dernières usines Philips encore présentes sur le sol hollandais, où se conçoit le design d’un grand nombre des produits de consommation courante de la marque et où sont fabriqués des rasoirs électriques ; nous avons pu observer une nouvelle fois en détail les méthodes de production modernes, et voir comment le processus de design a facilité l’assemblage. Nous avons également pu admirer quelques élégants décors graphiques dans le moule développés pour ces produits, qui peuvent être personnalisés et produits dans des délais très courts. Nos apprentis, qui travaillent actuellement sur un projet de cafetière, ont été enchantés lorsque l’équipe de Philips a accepté de donner son avis sur leurs projets une fois que ceux-ci seraient achevés.

La dernière visite, au Red Dot Museum d’Essen en Allemagne, nous a tous épuisés par la richesse de la collection exposée. Le Red Dot est le prix annuel du design allemand, et de nombreux produits distingués par ce prix sont exposés dans ce musée. Celui-ci a été aménagé dans une aciérie des années 1930 dont les extérieurs ont été remarquablement nettoyés et restaurés ; à l’intérieur, les espaces d’exposition sont constitués de passerelles construites au cœur même des anciennes machineries, et les objets en exposition, posés ou suspendus, se mêlent au vieil équipement de l’usine. Le contraste est saisissant, et la taille de la collection positivement impressionnante.

Nous avons eu du mal à nous arracher à tout cela à la fin de la semaine. Cet aperçu d’une autre façon de vivre et de travailler a suscité au sein du groupe de nombreuses questions et autant de débats. Les liens avec Windesheim et son équipe se sont encore renforcés, et nous attendons avec impatience la prochaine étape de ce partenariat.
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13 décembre 2012    conférence   Non classé   Produit

Publié par au.naslin

Conférence : Le designer qui venait du froid

L’École de design ayant tissé des liens étroits avec Cumulus, une association internationale d’écoles de design, nous avons été invités à prendre part à cette conférence dans la ville d’Ekaterinbourg, à quelque 800 km au-delà de Moscou.

Cette grande ville industrielle abrite deux écoles de design : l’École d’art Ivan Shadr, et l’Académie d’État d’Architecture et des Arts de l’Oural, où l’on enseigne le design depuis 1968. Des délégués venus de Novossibirsk en Sibérie, de Moscou, d’Helsinki et de Nantes s’y sont rejoints.

Les intervenants ont livré un fascinant exposé de l’histoire du design et de son enseignement dans la Russie moderne, enrichi de nombreuses références et d’illustrations montrant les changements survenus depuis la chute du régime soviétique. Des débats ont permis de comparer l’enseignement et la pratique professionnelle en Russie et en Europe occidentale, et de s’interroger sur ce que la Russie peut apprendre de la Chine et d’autres pays émergents comme l’Inde ou le Brésil en matière de pratique afin d’être compétitive face à ces pays.

Je m’y suis rendu moi-même pour évoquer les structures d’enseignement innovantes que nous avons développé à travers les projets d’apprentissage, et pour rencontrer les conférenciers et les designers russes. L’Académie nous a présenté des travaux de très grande qualité réalisés par les étudiants, dont certains ont remporté des concours pour Samsung et décroché des stages chez Bosch. Je n’hésiterais pas une seconde à ajouter l’Académie sur la liste des écoles suggérées à nos étudiants qui souhaitent partir étudier à l’étranger.

David Balkwill, Responsable du BTS et de la Licence professionnelle Design de produit.

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20 octobre 2012    international 2nd cycle   Non classé

Publié par j.lois

Rapport d’étonnement – Le Design à l’Américaine

J’ai fait le choix d’un stage, d’une durée de 4 mois et demi, aux Etats-Unis pour cette expérience à l’étranger. J’ai été accepté dans l’agence de design Product Ventures se situant à 100km au Nord de New York, dans la ville de Fairfield (Etat du Connecticut).

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Product Ventures est une agence de design fondée en 1985 et qui a bâti une forte notoriété dans le domaine du packaging (qui compose environ 60% des projets sur lesquels travaille l’agence) mais aussi du produit (plusieurs prix honorent d’ailleurs l’agence).
Afin de vous présenter davantage l’agence je vous invite à lire un article qui a été publié sur The Dieline,” the most visited website on package design in the world ”, présentant Product Ventures et leurs travaux sur des bouteilles d’absinthe.

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L’agence compte une quarantaine de personnes dans des locaux d’une surface d’environ 500 mètres carrés comprenant : des bureaux en open space, un atelier de fabrication des prototypes et une large zone de test consommateurs avec glace sans tain, voire vidéo des locaux ici.
J’ai été plus qu’impressionné par les dimensions de l’agence et des moyens mis en place pour les projets. C’est ce que j’appelle du design « à l’américaine », on fait les choses en grand et on s’en donne les moyens.

L’impact environnemental des projets n’est pas toujours pris en compte, le recyclage est peu présent et les déchets sont nombreux dans le domaine du packaging (emballages, denrées périssables).

Concernant la méthodologie de travail de l’agence, celle-ci est relativement similaire à celle de L’école de Design de Nantes Atlantique mais intègre davantage la recherche d’une esthétique séduisante et l’identité du produit.
Les « Consumer workshop » sont parmi les éléments qui m’ont le plus impressionné.
Durant 3 jours, les concepts et prototypes sont testés par des consommateurs, avec analyse de leurs réactions, opinions, comparaisons avec les produits existants que ce soit en rayon ou à l’usage et sont ainsi modifiés en conséquence dans un laps de temps très court.
Cette démarche de prise en compte de l’avis des consommateurs est tout à fait passionnante car immédiatement révélatrice des défauts d’un produit. Par ailleurs on peut se demander où s’arrête l’influence des consommateurs sur la conception du produit ? Ces consommateurs lambda sont-ils vraiment à même de juger la qualité d’un produit là ou un designer étudie plusieurs années avant de s’ériger professionnel créatif ?

Ce que j’ai appris de ce stage c’est la vision du fonctionnement réel d’une agence de design, le management des projets, l’intégration dans une équipe de designers expérimentés, l’extrême importance accordée à l’esthétique et la forme du produit et une amélioration considérable de mes connaissances techniques.
D’un point de vue culturel la proximité de New York (une heure en train) et son exploration lors de mes weekend a été source de beaucoup d’enrichissement : Le musée Guggenheim avec l’œuvre complète de Maurizio Cattelan suspendue à la rotonde, Le MoMA la plus grande collection d’art contemporain du monde ou encore la High Line, une ancienne voie de chemin de fer aérienne reconvertie en promenade plantée ont été autant de fabuleuses sources d’inspiration pour moi.

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En conclusion ce séjour aux USA a été véritablement enrichissant et j’espère vivement repartir à l’étranger en 5e année pour mon stage de fin d’études, peut-être aux USA ou en Asie afin de découvrir à nouveau une autre expérience du design et de sa pluralité.

Julian Loïs – A4 – Nouvelles mobilités

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16 septembre 2012    Non classé

Publié par g.faure

Article veille Design interactif – 4A IT

Durant les 30 dernières années, nous sommes passés progressivement d’une pratique pour laquelle l’objet était tout, à une pratique pour laquelle l’objet n’est parfois plus que support. D’abord réservé aux artistes numériques comme Jean-Robert Sedano et Solveig de Ory avec leur installation « Sonopticon », cette interactivité avec l’utilisateur s’est petit à petit immiscé dans les produits du quotidien, jusqu’à en devenir indispensable pour quelque uns. Parfois considéré comme gadget par certain, l’interaction est devenu indispensable pour d’autres (smartphone, voiture, produits communicants …). L’objectif de l’article est de présenter quelques types d’interactions homme-machine afin de développer une opinion sur cette utilisation de plus en plus présente dans les objets.

Pour commencer, je souhaiterai parler d’un objet sujet à de nombreuses réactions, le Nabaztag. C’est un objet communicant représentant un lapin, connecté à internet et qui diffuse des informations relatives à la météo, la bourse, la qualité de l’air … Dans sa dernière version, il est capable de reconnaître des puces RFID et donc des objets sur lesquelles elles sont collées.

Un vrai dialogue se créé alors avec la machine, puisqu’il est capable de répondre aux questions de l’utilisateur. De plus, de part son design inspiré d’un lapin, il devient « gentil » et attirant, tout en s’imiscant dans la vie des gens. Un parallèle peut être fait avec un logiciel présent sur le dernier Iphone 4S d’Apple, le logiciel vocal Siri. Le dialogue est ici encore plus poussé puisque Siri est capable de tenir une discussion avec l’utilisateur, et devient ainsi un logiciel plus humain que numérique. Mais surtout il devient vite un outil indispensable puisque utilisable partout. Ceci pose évidemment des questions sur la vie privée des usagers, mais ce n’est pas le sujet de cet article.

Le design interactif n’est pas présent que sur des objets, il peut aussi l’être dans des architectures. En effet, lors de l’exposition Epidemik produite et conçue par Thierry Prieur pour la Cité des sciences et de l’industrie, l’utilisateur devenait un acteur du jeu, capable de transmettre ou d’éradiquer la maladie. Il interagissait directement avec l’interface tangible en ce déplaçant dans l’espace.

Comme avec les deux exemples cités plus haut, la proximité entre la machine et l’homme est très forte. Nous sommes les acteurs de ce nouveau monde, et non plus des simples utilisateurs des produits. Actuellement réservé a une partie de la population, son évolution devrait aboutir rapidement à un design pour tous. L’enjeu pour les designers se situe donc à cet endroit précis, à savoir comment intégrer un univers numérique dans la vie de l’utilisateur tout en le laissant au centre du projet. L’agence française NoDesign traite beaucoup de projets de design interactif toujours très centré sur l’humain.

Références :

« Design Interactif » par Patrice Kuei Yu Ho, Editions Eyrolles 2012

FCBA – Institut Technologique - http://www.fcba.fr

« Sonopticon » par Jean-Robert Sedano et Solveig de Ory – http://www.ludicart.com/historique/Sonopticon/Sonopticon.html

Nabaztag.com – http://www.nabaztag.com

Article Wikipedia RFID – http://en.wikipedia.org/wiki/Radio-frequency_identification

Logiciel Siri par Apple – http://www.apple.com/iphone/features/siri.html

Exposition Epidemik à la cité des sciences – http://www.cite-sciences.fr/cs/Satellite?c=Page&cid=1195217392436&pagename=Portail/EXPOS-temporaires/PortailLayout&pid=1195217394508

NoDesign.com – http://www.nodesign.net

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7 septembre 2012    Non classé

Publié par a.malnou

initiation au design australien

L’Australie étant un carrefour de nationalités à l’histoire cosmopolite, le design australien s’est longtemps orienté vers le design européen, américain, puis asiatique, en s’inspirant plus ou moins de ce qui se faisait sur les autres continents. Cependant, le pays s’est peu à peu mis en quête d’une nouvelle identité, propre à elle même, en particulier lors du développement des activités touristiques. Le meilleur exemple reste la célèbre photo de Max Dupain «The Sunbather», qui témoigne d’une culture artistique australienne très liée au domaine de la plage et de la vie en extérieure. L’ensemble du monde artistique australien est souvent baigné de cette double identité, tantôt australienne, tantôt internationale.
Le design international en Australie se traduit dès les années 30 avec la construction de l’Harbour Bridge dont l’architecte est  John Bradfield. Avec l’opéra de Sydney, ce pont reste le monument le plus emblématique de l’Australie, et le pont le plus large au monde. Il est fortement inspiré de l’architecture américaine.
L’aspect international du design australien réside dans des architectures et des produits inspirés de l’école de Chicago, qui peut s’illustrer par le designer Marc Newson, originaire de Sydney, qui a travaillé pour Dassault Aviation, Ford, et dont le travail est mondialement connu. Son style est international car caractérisé par une grande pureté de forme, de lignes aérodynamiques, des matériaux nouveaux comme le carbone, l’acier, les matériaux composites, mais aussi des matériaux plus traditionnels. Ses créations sont très différentes allant de travaux très précis à du design de produits de grande consommation comme Téfal.

L’Australie étant un carrefour de nationalités à l’histoire cosmopolite, le design australien s’est longtemps orienté vers le design européen, américain, puis asiatique, en s’inspirant plus ou moins de ce qui se faisait sur les autres continents. Cependant, le pays s’est peu à peu mis en quête d’une nouvelle identité, propre à elle même, en particulier lors du développement des activités touristiques. Le meilleur exemple reste la célèbre photo de Max Dupain «The Sunbather», qui témoigne d’une culture artistique australienne très liée au domaine de la plage et de la vie en extérieure. L’ensemble du monde artistique australien est souvent baigné de cette double identité, tantôt australienne, tantôt internationale.

Le design international en Australie se traduit dès les années 30 avec la construction de l’Harbour Bridge dont l’architecte est  John Bradfield. Avec l’opéra de Sydney, ce pont reste le monument le plus emblématique de l’Australie, et le pont le plus large au monde. Il est fortement inspiré de l’architecture américaine.

L’aspect international du design australien réside dans des architectures et des produits inspirés de l’école de Chicago, qui peut s’illustrer par le designer Marc Newson, originaire de Sydney, qui a travaillé pour Dassault Aviation, Ford, et dont le travail est mondialement connu. Son style est international car caractérisé par une grande pureté de forme, de lignes aérodynamiques, des matériaux nouveaux comme le carbone, l’acier, les matériaux composites, mais aussi des matériaux plus traditionnels. Ses créations sont très différentes allant de travaux très précis à du design de produits de grande consommation comme Téfal.

Dans les années 1990, les australiens ont beaucoup appris du ralentissement de leur croissance et de leurs erreurs industrielles d’après guerre (ce qui explique que leur croissance ait eu lieu après nos trente glorieuses, tout récemment). Berto Pandolfo a donc choisi de miser sur les nouvelles technologies au service du design car il est passionné par la recherche de solutions inovatives et intelligentes à des problèmes donnés.

Melbourne va après cela rapidement prendre conscience de l’intérêt d’un design social spécifique au quotidien des australiens. Les lieux publics sont biens aménagés pour les personnes à mobilité réduite, comme les handicapés ou les obèses, et le design de service y est beaucoup plus développé qu’en France. Ainsi, le design se manifeste beaucoup dans des lieux d’interaction avec les usagers, et le Twist Bench de Kenan Wang en est un bon exemple.

De plus, un retour au naturel et aux valeurs simples se crée plus qu’ailleurs, car encouragé par une culture aborigène forte et une grande proximité avec l’extérieur. Adam Goodrum l’illustre bien au travers du collectif Broached Commissions en réinvestissant l’Australie industrielle du 19eme, qui avait tirée ses racines dans l’art aborigène. Adam Goodrum est développé par Cappellini ou encore Whiteflax.

Références :

Cours d’histoire du design australien

Swinburne University of Technology

Melbourne, Australia

http://www.swinburne.edu.au/

Marc Newson

http://www.marc-newson.com/default.aspx

Chaise longue Lockheed Lounge (1986-88), Pod

Chaise Wood Chair (1988), Cappellini

Chaussure Zvezdochka (2004), Nike

Berto Pandolfo

www.bertopandolfo.com

http://datasearch.uts.edu.au/dab/staff/

John Bradfield

http://en.wikipedia.org/wiki/John_Bradfield_(engineer)

Adam goodrum

http://adamgoodrum.com/

http://www.coolhunting.com/design/broached-commissions.php

Kenan Wang

http://www.designboom.com/snapshot/cat/50/view/1387/kenan-wang-china.html

http://www.coroflot.com/kenanwang

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31 août 2012    international 2nd cycle

Publié par t.guihard

Talents d’Angleterre

Les anglais ont le chic de l’extravagance et de la simplicité. Pourtant encrés dans un modèle royaliste, les dorures et autres facéties en surenchères tendent à s’épurer faisant écho au design minimal du 21è siècle. Tolérant le brassage des cultures, les jeunes talents se permettent ainsi plus de libertés. Expérimentés ou novices dans le milieu, voici un panel de quelques designers à suivre.

Torche olympique Londres 2012_Barber & Osgerby

Torche olympique Londres 2012_Barber & Osgerby

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