Nous avons atterri, Eric (lire son article), Marc-Antoine, Olivier et moi-même à Marseille à l’occasion de Lift France 09, série de conférences explorant les implications économiques et sociales des nouvelles technologies en Europe et dans le monde.
Nous nous étions portés volontaires pour aider Lift et les différentes applications présentées à s’installer à Marseille. Voici donc un petit compte-rendu de ce que j’ai pensé de nos trois jours « Hands on future« :
Tout d’abord, l’écart entre les discours des conférenciers et les installations mises en place.
Le salon était organisé en deux parties, conférences d’un côté, et « expériences» (installations) de l’autre. Et ma surprise a été de constater que, parallèlement à des discours orientés vers le futur, nous ne disposions la plupart du temps que d’installations déjà connues. Ainsi, d’un coté nous avions le discours de Bruce Sterling concernant l’internet des objets et les Spimes, qui posait réellement la question de savoir vers quoi nous nous dirigions, et de l’autre le bar interactif, un peu moins futuriste bien que toujours très interactif.
En revanche le côté « expériences» était plus intéressant pour les ateliers « DIY» qu’il proposait. A l’image d’un atelier pour modifier le son de synthétiseurs et de jouets pour enfants « Make Toys Sing» qui donnait un élan imaginatif aux visiteurs.
Un discours pas forcément mis en œuvre
On pouvait distinguer un thème dans chacune des deux journées de conférence. Ainsi le premier jour était orienté sur la connectivité des objets tandis que le second se voulait autour du développement durable. Deux thèmes très intéressants mais de mon point de vue -je vais me faire des ennemis- il y a toujours un gros problème dans les discours « écolos» : ils sont finalement rarement appliqués. Ainsi, le nombre d’emballages consommés en trois jours et les affiches, scotchs et autres jetés après coup sont à mettre en opposition avec l’idée plutôt originale de disposer un peu partout des cactus réputés comme dépolluant.
Des conférences diversifiées
Un autre point sur lequel je voulais revenir reste celui des conférences. Il s’agissait d’une grande première pour moi, mais le fait d’assister à ces conférences m’a permis d’écouter différents points de vue sur l’orientation que pouvaient prendre les nouvelles technologies et Internet. Ainsi, de la conférence très Américanisée de Tristan Nitot destinée à « vendre» l’idée d’internet libre de Mozilla, à celle d’Husman Haque prônant un internet « environnemental» dans lequel chacun pourra vivre dans le contexte des autres par le biais de sa communauté, en passant par celle de Bruce Sterling et des ses « objets bavards« déjà citée ci-dessus, m’ont encore une fois paru contraster avec celle de Nathalie Kosciusko-Morizet qui ressemblait plus à un « état des lieux» étonnant (voire drôle) et beaucoup moins intéressant. (J’ai fait là l’étalage de toutes les conférences auxquelles j’ai pu assister (car, en tant que bénévole, nous ne pouvions assister qu’à 2-3 conférences même si, oui, j’en ai vu plus…) et il y en a eu, hélas, trop peu à mon goût). D’autres conférences, non moins intéressantes, étaient également programmées, comme celle de Gunter Pauli, ou encore Douglas Repetto, entre autres.
Si je dois tirer un bilan de Lift France 09, (tout d’abord la vue était magnifique, cf photo de Laurent Neyssensas, la première de l’article) je dirais que ça m’a permis de beaucoup me renseigner sur des choses que je ne soupçonnais même pas, de me mettre en contact avec certaines personnes rencontrés sur place, aussi bien bénévoles qu’installateurs, et que la perspective de pouvoir assister à la session en Corée de Septembre/Octobre prochain me laisse penser qu’il en sera de même et me donne encore plus hâte d’y être.




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