Connaissez-vous l’aérogel?

Ce matériau, appelé aussi “frozen smoke” pourrait ni plus, ni moins “changer le monde” d’après de nombreux scientifiques. Des chercheurs sont, en effet, en train de découvrir de nouvelles applications à cette substance quasi-miraculeuse, composée de 99,8% d’air. Ses remarquables propriétés pourraient (entre autres) permettre de protéger les maisons contre les explosions de bombes, éponger des marées noires ou aider l’homme à voler sur Mars…
L’aérogel, qui est le solide le plus léger du monde, est aussi l’un des plus résistant et isolant. Bien qu’il ait été découvert en 1931, il était, jusqu’à aujourd’hui, trop coûteux et trop fragile pour être utilisé hors des laboratoires. Mais, depuis que la Nasa s’y est intéressée pour ses missions spatiales, de nouveaux tests ont été réalisés sur ce matériau. Ils ont dépassé les espérances des chercheurs.

L’aérogel est semi-transparent car il est principalement composé d’air. Il est bleuté lorsqu’il se trouve dans un endroit sombre et blanchâtre sur une surface claire. En apesanteur, il devient totalement transparent.
C’est grâce à un pari que l’aérogel a été découvert. Entre scientifiques, on ne se demande pas qui peut uriner le plus loin mais : “Qui pourrait remplacer le liquide à l’intérieur d’un bocal de gel, par du gaz, sans qu’il se rétracte ?” (voir wikipedia). Le chercheur Steven Kisler compose alors des aérogels de silice, d’alumine, d’oxyde de chrome ou d’oxyde d’étain en 1931. Soixante ans plus tard, les aérogels sont composés de carbone.

Un aérogel de 2 grammes soulève cette brique de 2,5 kilogrammes. Ce matériau peut supporter plus de 2.000 fois son poids.
La sonde spatiale Stardust a utilisé de l’aérogel pour capturer des échantillons de comète et des poussières interstellaires. Ni totalement vaporeux, ni totalement solide, l’aérogel est le seul matériau véritablement efficace pour capturer ces particules. La Nasa veut tenter de construire les combinaisons des premiers astronautes qui iront sur Mars avec de l’aérogel (pour sa propriété isolante).
Une photo ci-dessous d’une particule de comète “capturée” dans un aérogel.






